Ceux qui l’ont vu dans Boy A n’ont pas pu l’oublier. Jeu hypersensible, regard profond et une fragilité peu commune chez les acteurs de sa génération : Andrew Garfield a ce charme juvénile qui ne peut que faire mouche. On ne le rangera pas dans la catégorie des beaux gosses ordinaires. Grand, très mince, il se plait à jouer des personnages toujours sur le fil, pouvant s’effondrer d’une seconde à l’autre. Garçons borderline, au bord du précipice, d’une infinie mélancolie : ses choix de rôles témoignent tous d’une profondeur précieuse.
Joli juif né à Los Angeles, élevé en Angleterre, Andrew affiche qui plus est jusqu’ici une carrière aux allures de sans-faute. En quête de rédemption dans BOY A, journaliste détective torturé dans Red Riding, meilleur ami restant dans l’ombre dans Social Network , clone romantique dans Never let me go : Andrew Garfield passe avec brio d’un univers à l’autre tout en gardant son charme atypique et son côté délicieusement à fleur de peau.
Que ceux qui le prennent pour un garçon trop fragile, une mauviette, se préparent à changer d’avis. Celui qui est habitué à camper des garçons souvent faibles est devenu un super héros. Il incarne en effet Peter Parker alias Spider Man dans le reboot de la célèbre saga. Et le moins qu’on puisse dire c’est que son corps sec est parfait pour aller dans la traditionnelle combinaison moulante…
Andrew, c’est le genre de garçon dont on tombe éperdument amoureux, celui avec qui on se verrait aussi bien jouer à la maman qu’à la putain. Nul doute qu’il a encore beaucoup de choses à nous montrer. On serait par exemple très curieux de le découvrir dans des rôles plus sexués, plus sauvages. Producteurs,réalisateurs, entendez-nous ;)








