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Les criminels (Joseph Losey, 1960) : enfermement perpétuel

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Même pas sorti de prison, Johnny Bannion (Stanley Baker) est déjà sur de nouveaux coups. Et c’est ainsi que ,sans surprises, quand vient l’heure de la libération,  il se retrouve une fois de plus mêlé à des combines foireuses pour gagner un maximum d’argent. Mais les temps ont changé et les collègues de Johnny ne sont peut-être pas aussi dignes de confiance qu’il le pense. Et en oubliant son ex au profit d’une nouvelle beauté, Suzanne (Margit Saad) il fait décidément tout pour s’attirer des ennuis. Entre la prison et la société, la vie cloisonnée d’un filou plongé dans un cercle vicieux…

Les criminels se situe entre le film policier et le film noir et marque une des nombreuses collaborations entre le cinéaste Joseph Losey et l’acteur charismatique Stanley Baker. Le personnage qu’il incarne, Johnny, est un homme qui semble être constamment dans un état d’enfermement. Qu’il soit en prison ou en liberté. La loi mais aussi les amis et les femmes nous emprisonnent semble nous dire ce long-métrage en noir et blanc, pessimiste sans s’interdire quelques moments de légèreté. On retiendra avant tout les scènes de prison où le réalisateur passe d’un détenu à l’autre, capte avec réalisme et fascination leurs gestes et petites habitudes. Irréprochable en terme de mise en scène, doté d’un casting de premier choix, Les criminels souffre néanmoins d’un scénario qui manque un peu d’originalité. Un film de prison abouti mais qui manque un peu de souffle.

Le seul et l'unique rédacteur de POP AND FILMS :)

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