Live Report

Live Report – Active Child, Blouse et NZCA/LINES au Point Ephémère

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Ce dimanche 19 février 2012, le Fireworks Festival offrait au public du Point Ephémère une belle affiche avec NZCA/LINES, Blouse et Active Child. Une soirée riche en émotions qui n’a pas manqué d’afficher complet.

Premier set avec NZCA/LINES. En provenance de Londres, Michael Lovett et ses deux acolytes dessinent une passerelle entre la pop irrésistible de Metronomy et la flopée de formations chillwave qui ont séduit ces derniers mois. On se laisse sans mal envelopper par toutes ces nappes électroniques et sans difficulté on peut avancer qu’on tient là une des jolies sensations de 2012. A noter que Lovett semble plutôt à l’aise dans l’obscurité. Comme pour déjouer un univers accompagnant son premier album, très branché et centré sur sa personne, le jeune homme est resté pendant tout son concert à moitié dans le noir, se cachant même quand était venu le temps de ranger son métériel. Timidité des débuts ou désir d’intriguer ? On ne demande en tout cas qu’à écouter plus que son très efficace single Compass Points.

Deuxième set, une fille et des garçons. En fond, sur un écran sont projetées des images grisâtres et floues. Voici venu le temps d’écouter BLOUSE, groupe américain en provenance de Portland. La voix de la chanteuse, parfois lointaine, insaisissable, se greffe à des mélodies rêveuses, entre pop et rock. Sur scène, la bande est un peu réservée mais envoie un son solide et nous fait tourner la tête avec une sorte de dream pop dans laquelle on s’égare avec plaisir. Vous pouvez écouter leur album ici.

On termine sur une note plus mélancolique avec l’entrée en scène de Pat Grossi et son projet Active Child. Auteur d’un premier album tortueux et obsédant, le « chanteur à la harpe » commence fort en lançant You are all I see. En live, plus que jamais, sa voix et sa capacité à aller dans les aigus impressionne. En gros, on pourra découper son set en deux moments clés. D’une part des morceaux plutôt lents et d’une beauté indéniable. Dans ces cas-là, Pat Grossi nous invite à nous envoler alors qu’il caresse sa harpe. D’autre part, des titres plus rythmés (comme le morceau qui a contribué à nous faire tomber amoureux de sa musique, When your love is safe) qu’il interprète debout et à côté d’un ordinateur. Entre chant au lyrisme certain, harpe et fonds électroniques, Active Child stimule et émeut. Et quand vers la fin des réjouissances est interprété Johnny Belinda, difficile de ne pas avoir la chair de poule. Bonne nouvelle : l’artiste est définitivement une valeur sûre en live.

Le seul et l'unique rédacteur de POP AND FILMS :)

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