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« The Stillest Hour » : le thriller porno gay renversant de Cockyboys

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Sorti en toute fin d’année 2016, « The Stillest Hour » est à ranger au rayon des meilleurs films produits par Cockyboys avec « A thing of beauty ». C’est même, allons-y, l’un des meilleurs films x de la décennie.

Découpé en deux parties, ce long-métrage dresse le portrait de deux hommes opposés (un artiste campé par Colby Keller et un psy incarné par le bombesque Will Wikle) qui ont pour point commun d’être obsédés par la notion de contrôle. Le personnage principal du psy, qui répond au nom de Norman, mène une vie ultra-réglée. Une maison sublime où absolument rien n’est laissé au hasard. Tout est bien rangé, sélectionné, décoré avec soin. Le confort bourgeois à son paroxysme. Cette perfection, Norman se l’impose aussi vis à vis de lui-même. Il s’est forgé un corps sculpté au millimètre près, est toujours habillé avec élégance dans des costumes chics. Ses dents sont d’un blanc éclatant. Rien ne dépasse jamais.

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Les choses basculent lorsque l’un des patients gays de Norman, un artiste impulsif mais qui aime avoir l’impression de tout gérer (Colby Keller, donc) se met à évoquer son trouble suite à une rencontre récente. Un jeune minet craquant (Levi Karter) a surgi de nulle part, l’a suivi chez lui et est resté devant sa porte jusqu’à ce qu’il se décide à lui adresser la parole. Dans un premier temps, Colby le traite avec mépris. Il se met à le dominer à tous les niveaux : il l’envoie lui acheter une pastèque, le dirige pour qu’il fasse toutes ses taches ménagères, le soumet sexuellement et le sodomise dans des endroits où ils risquent de se faire surprendre. Il va même jusqu’à l’attacher parfois, au point que le jeune homme lui demande s’il n’est pas en train de faire de lui son esclave.

Le personnage de Colby Keller va comprendre petit à petit qu’il fait payer à ce garçon des sentiments qui lui échappent. Plus il est touché par lui, plus il perd le contrôle et plus il se fait brutal, désagréable. Le moindre détail qui échappe à son contrôle le rend fou. Il réalise progressivement que même si le twink joué par Levi Karter lui obéit constamment, c’est lui qui a finalement l’ascendant. Et si tout venait à s’arrêter entre eux, il serait détruit.

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Face aux confidences sexuelles détaillées et imagées de son patient, le psy est perturbé. Il fantasme sur cette histoire. Sa petite vie étriquée ne lui permet pas ce genre d’aventures sexuelles. Il a besoin de s’échapper par son imaginaire. Coïncidence ou non, il se trouve que le jeune éphèbe surgit à son tour dans son quotidien. Norman l’accueille chez lui et ils entament une relation platonique. A quel jeu joue donc ce jeune homme qui passe du psy à l’artiste ? Comme il l’avait fait avec Colby Keller, Levi Karter vient retourner le petit monde du psychiatre control freak. Une nuit, il entre dans sa chambre et se livre avec lui à un étonnant jeu de domination.

Le triangle sentimental et sexuel qui se tisse va atteindre son paroxysme lorsque le psy va franchir la barrière, osant prendre en main son patient pour un moment de sexe qui servira de catalyseur.

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Très belle ambition de la part de Jake Jaxson et de son équipe : « The stillest hour » mêle thriller et porno gay avec un véritable souffle. Obsessionnel à souhait, l’ensemble est d’un érotisme dingue. La mise en scène comme le scénario jouent sur une infinité de détails et c’est ce qui permet de déployer une tension, un mystère, une puissance sexuelle que peu de films x peuvent se targuer d’avoir réussi à atteindre. Ce moment où le soir sur un sofa, alors que quelqu’un ne dort pas loin, l’envie de se masturber se fait sentir. L’excitation folle procurée par une domination psychologique. Le désir inavoué et brûlant de perdre le contrôle des hommes qui se veulent alpha.

Il y a dans cette proposition aboutie une vraie perversité qui ne cesse de titiller le spectateur qui est tenu en haleine et excité du début à la fin. Les basculements vers les moments pornos sont très bien gérés et le désir monte crescendo. Les trois acteurs du film sont eux éblouissants, tous plus beaux que jamais, avec des personnages d’une ampleur devenue trop rare dans le porno gay.

Résonnant comme une obsession sensuelle qui donne la fièvre, « The Stillest Hour » ne nous lâche pas. On a envie d’y revenir encore et encore pour trembler comme ces corps qui se perdent jusqu’au vertige et jusqu’à l’extase. Voir la bande-annonce.

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